Je dis ce que je veux : Les métiers selon les intelligences multiples

Je dis ce que je veux : Les métiers selon les intelligences multiples

Le profil intelligences multiples permet de donner quelques indices quant à l’orientation possible des jeunes. C’est pourquoi participer à un salon, un évènement autour de l’orientation en aidant les jeunes à découvrir leur profil et à travers celui-ci pouvoir aiguiller vers des métiers potentiels est une bonne initiative.

Sur Caen, ce jeudi 7 février, l’équipe AmiFor animera un stand où seront bien venus les collégiens, lycéens, étudiants et demandeurs d’emploi. Vous mêmes dans vos écoles, sur les forum pouvez monter un rendez vous Intelligences Multiples. Comment ?

Un questionnaire mis au point par vos soins pour votre cible étudiant ou collégien, une représentation (sous forme de radar, pas exemple) et une explication des profils majeurs, la remise d’un guide et de quelques conseils de visite au jeune.

Une utilisation différente de la méthode Gartner ! Suivez nous nous publierons les résultats et le compte rendu de cette journée dès demain !

Mc Lefebvre

Des difficultés d’innover en pédagogie

Des difficultés d’innover en pédagogie

Nous partageons ci dessous, un article écrit par nos confrères de “The Conversation” sur les difficultés de mettre en place un projet pédagogique novateur qui exige une démarche d’établissement agile. Les auteurs : Emmanuelle Villiot Leclercq et Lionel Strub, tous deux enseignants chercheur en éducation. Cet article vient bien appuyer notre réflexion sur notre dernier “je dis ce que je veux”..(MCL)

Des difficultés d’innover en pédagogie

Concevoir de nouvelles manières d’enseigner, c’est un impératif si l’on veut aider les étudiants à appréhender les bouleversements induits par les évolutions sociétales et technologiques, et leur apprendre à s’adapter à un monde qui évolue très vite. D’ailleurs, des MOOCs, aux tentatives de classe inversée, les innovations pédagogiques suscitent souvent beaucoup d’expérimentations et d’investissements dans nos établissements d’enseignement supérieur. Pourtant, sur le terrain, leur mise en place ne coule pas toujours de source.
D’abord, il faut convaincre les collègues d’embarquer dans un processus de changement puis de s’approprier un dispositif pédagogique d’un nouveau genre, comme un serious game ou la simulation d’un environnement professionnel. Du côté de la gouvernance de l’établissement, il s’agit de soutenir une démarche agile d’expérimentation, tout en pariant de façon inconditionnelle sur la créativité des enseignants. Une démarche qui suppose un investissement et une certaine prise de risque. Enfin, la résistance peut aussi venir des étudiants : comment les inciter à s’engager dans des modes de formation dont ils n’avaient jamais jusqu’ici supposé l’existence ?

Changer de posture

En 2015, le colloque « Questions de pédagogie dans l’enseignement supérieur » interrogeait cette difficulté d’innover et les moyens disponibles, autour de trois enjeux, résumés par Denis Lemaître : comment rendre compte de ce qu’est l’innovation ? Qu’est-ce qui la justifie ? Quelles en sont les finalités ? Des questions dont nous avons perçu toute l’actualité en élaborant FlashTel, un dispositif de simulation d’un environnement professionnel de typecall center, afin d’initier les étudiants de première année de Grenoble École de Management aux principales théories managériales.
Qu’elle soit une rupture par rapport aux pratiques individuelles ou locales, ou qu’elle rompe totalement avec les traditions de l’enseignement supérieur, l’innovation pédagogique doit faire face à toute une série d’écueils que l’on peut regrouper en quatre grandes catégories :
  • L’écueil du sens : Pour les étudiants habitués à la mécanique du cours magistral, il peut être déstabilisant par exemple de devoir faire des recherches par eux-mêmes en amont d’un module ou d’animer un temps du cours. Certains jugeront ainsi que « tout serait plus simple si le professeur prenait en charge l’exposé des connaissances à acquérir », sans bien percevoir les compétences que la nouvelle démarche leur permet de se forger. Pour les enseignants, difficile d’accepter de changer de démarche pédagogique quand les évaluations des années précédentes étaient satisfaisantes.
  • L’écueil culturel : « Est-ce vraiment sérieux de nous demander de « jouer » un rôle de manager dans un call center ? », peut se demander l’étudiant peu familier des mises en situation. Pour les enseignants, les réunions de calage et les multiples étapes réflexives à prévoir à chaque round de simulation peuvent aussi être déroutantes.
  • L’écueil de la planification spatio-temporelle : « A qui expliquer cette année qu’il faut revoir les rythmes de cours pour que je puisse assumer le challenge lancé avec deux autres écoles, en classe inversée, sachant que je vais avoir un groupe à distance et un autre avec moi ? », s’interrogera l’enseignant. Quant à l’étudiant, il peut avoir du mal à réorganiser son temps de travail, entre classe, fablab et autres nouveaux espaces de travail en autonomie.
  • L’écueil du devenir : Face aux recherches qu’il a à faire et aux restitutions de travaux de groupe, l’étudiant peut se demander dans quelle mesure il est encore un « apprenant ». Quant à l’enseignant, il doit lui aussi changer de posture et se concentrer sur la régulation des interactions plus que sur la présentation d’un contenu. Une redéfinition des rôles qui demande un temps d’adaptation et une capacité de projection.

Favoriser le dialogue

L’analyse du dispositif innovant FlashTel a permis d’identifier un certain nombre de leviers à activer lorsque surgissent ces écueils.
Du côté de l’équipe enseignante, il s’agit d’échelonner le dialogue tout au long du processus de mise en place de l’innovation :
  • en favorisant la démarche de co-conception avec l’ensemble des intervenants pour optimiser l’adhésion aux étapes du scénario, et l’appropriation des éléments techniques, le cas échéant
  • en prévoyant des temps d’explicitation de la démarche et des références théoriques qui sous-tendent les choix
  • en aménageant un temps de formation ou d’accompagnement en amont par la cellule de soutien pédagogique
  • en intégrant des temps de régulation et de débriefing tout au long du déroulé du module
  • en trouvant des moyens de valoriser l’investissement de chacun, comme des prix ou des publications
Du côté de l’étudiant, il faudra aussi privilégier l’explication et :
  • passer avec lui un contrat pédagogique clarifiant sa place dans l’architecture du dispositif
  • introduire au cours du scénario un temps de régulation sur la démarche d’innovation elle-même, permettant à chacun d’exprimer son confort ou son inconfort, ses questionnements
  • favoriser les dispositifs innovants en phase avec les valeurs des étudiants, et les aident à s’inscrire dans une situation authentique de vie et du monde professionnel.
De telles résistances peuvent émerger dans nos établissements, nos équipes, nos groupes d’étudiants, mais y répondre en activant des leviers simples et partagés est essentiel, tant l’innovation pédagogique doit être portée par une dynamique collective, si l’on veut la déployer et l’intégrer dans les pratiques. Alors, osons continuer à questionner ces retours d’expériences, ces méthodes et ces outils, tout comme la démarche elle-même d’innovation et les leviers à mobiliser, souvent propres à chaque contexte. Valoriser ce challenge aux yeux des étudiants et des enseignants, c’est sûrement la promesse de son renouvellement au sein de nos établissements d’enseignement supérieur.

Pour suivre ce blog fort intéressant :
https://theconversation.com

Entre dans un projet pédagogie demande un travail d’équipe 

Semaine de la “classe inversée” partout en France

Semaine de la “classe inversée” partout en France

Cette semaine est organisée partout en France -et dans plusieurs autres pays- la semaine de la classe inversée, avec notamment un congrès mercredi à Rennes. La “classe inversée” est une méthode pédagogique en plein développement : les enseignants sont de plus en plus nombreux à l’utiliser, et plus d’un million d’élèves en France seraient aujourd’hui concernés, principalement au collège et au lycée.
Il s’agit de consacrer l’essentiel du temps de classe aux activités, aux travaux en petits groupes, alors que la découverte des notions de base, la lecture d’un texte, seront faits à la maison.

Une méthode utilisée par exemple par Régine Ballonad-Berthois, prof d’anglais au collège Léonard de Vinci de Saint Brieuc, et membre de l’association “Inversons la classe” :

“En fait, on passe du “face-à-face” au “côte-à-côte” : en tant qu’enseignante, je ne suis plus face à mes élèves, mais vraiment dans ma classe, à côté de mes élèves, et je les accompagne, je réponds à leurs besoins, en fonction du travail qu’ils ont à réaliser..”

Pour Régine Ballonad Berthois, si la “classe inversée” ne doit pas être vue comme une méthode miracle et infaillible, pas question pour l’enseignante de revenir en arrière : elle constate des bienfaits évidents pour la progression des élèves :

“La différence est nette pour l’engagement des élèves. Ils travaillent en groupes, il y a une émulation qui se crée, ils vont se soutenir les uns les autres : ce ne sont pas des groupes de niveaux, mais des groupes hétérogènes. Les élèves les plus faibles posent des questions qui permettent aux plus forts de voir s’ils ont véritablement compris, et s’ils sont capables d’expliquer à leurs camarades..”

Toute la semaine, des ateliers, des rencontres sont organisés dans l’Ouest comme dans toute la France, avec parmi les moments forts un congrès, mercredi, à Rennes, au pôle numérique Rennes Villejean, de 9h à 17h.

Reportage de Yann Launay.