LE BAC C’EST DANS LA POCHE !

Deuxième quinzaine de juin, on devrait être en pleine épreuve de BAC. Alors Plongeons nous dans ce que sera ce bac 2020

Grâce à un article paru sur le blog  HUFFEPOST  on peu s’en faire une idée :

Bon tout d’abord soyons rassurés, le troisième trimestre comptera pour du beurre… L’enseignement à distance ne sera pas comptabilisé, mais les notes des épreuves anticipées de première ,elles le seront.

Pour  l’épreuve obligatoire  d’éducation physique et sportive , les candidats obtiendront sans tennis et sans short, comme note finale la moyenne des deux épreuves de contrôle en cours avant la fermeture des lycées.

Pour ce qui est du carnet scolaire  les professeurs ont pu continuer d’évaluer leurs  élèves jusqu’au lundi 15 juin dernier sur leurs notations du dernier trimestre. Si ces notations   ne comptent pas dans la moyenne de l’élève au bac, “elles peuvent faire l’objet d’une appréciation portée par les professeurs sur le livret scolaire afin d’éclairer les travaux du jury sur la motivation et l’assiduité des élèves » Avec un objectif: valoriser les élèves qui ont continué à travailler pendant le confinement et les cours à distance, via internet ou des cours envoyés à leur domicile.

Ce qui semble logique et récompense les efforts des plus assidus.

Une fois le conseil de classe passé, les élèves peuvent accéder à leur livret scolaire pour connaître leurs notes ainsi que les appréciations de leurs professeurs et du chef d’établissement. En calculant leur moyenne générale, pondérée selon les coefficients de chaque matière, ils peuvent d’ores et déjà savoir s’ils ont plus de 10/20, et donc s’ils ont leur bac.

Puis pour garantir l’équité entre tous les candidats, un jury, présidé dans chaque académie par un universitaire examinera les dossiers. En s’appuyant sur les appréciations des enseignants, ils valoriseront les candidats “assidus, mobilisés et volontaires

Le 7 juillet, enfin, la publication des résultats sera maintenue, Les élèves ayant obtenu une note entre 8 et 10 seront amenés à passer la session de rattrapages entre le 8 et le 10 juillet.

Alors on peut se demander quel sera la valeur de ce bac 2020 mais on peut également se figurer ce que sera la futur Bac puisque la réforme du baccalauréat prévoyait déjà d’appuyer cet examen en majorité sur le contrôle continu et le grand oral

Un coup d’essai, donc non voulu mais joué cependant.

Après on peut se poser la question de la valeur de ce diplôme.

Là relayons un extrait d’article datant de septembre 2019 et figurant sur le site web FORBES,

« certains élèves ont tendance à décrocher, parfois dès le collège. Cela veut-il dire pour autant qu’ils ne sont pas capables de s’assurer un avenir brillant ? Qu’ils sont condamnés à effectuer des tâches ingrates et à être soumis aux ordres d’un patron durant toute leur carrière ? Qu’ils n’évolueront pas ou très peu jusqu’à l’âge de la retraite ? Heureusement, les nombreux exemples prouvant que les autodidactes peuvent se forger une place de choix dans ce monde sont nombreux. On ne compte plus les jeunes entrepreneurs dont le parcours scolaire chaotique n’a pas empêché de créer leur start-up, même sans diplôme !

En outre, si le digital ouvre des portes à bon nombre d’autodidactes, ce secteur n’est pas le seul dans lequel il est possible de se faire un nom, même sans diplôme.

effet, la restauration et la grande distribution sont d’autres exemples de secteurs dans lesquels les François Pinault, Jean-Jacques Decaux et autres Xavier Niel de ce monde ont réussi leur carrière. »

Lire l’intégralité des articles cités :
En l’absence d’examen comment savoir si on a eu son bac ? (Huffingtonpost)
Faut il avoir un diplôme pour réussir ? (Forbes)

Une Web radio scolaire pour créer du lien et mieux communiquer

Lancer  une web radio pour  créer du lien social c’est ce qu’a initié le lycée horticole de Roville aux Chênes en Lorraine avec succès.

On est tous d’accord pour dire que cette période a carrément révolutionné nos usages et nos pratiques et parfois il a fallu faire preuve d’adaptabilité de souplesse, d’imagination et de créativité.

Pour illustrer cela je vais vous parler de l’initiative d’un lycée horticole lorrain.  Je connais bien l ‘équipe éducative parce que notre centre de formation AMIFOR y a conduit des sessions de formation

A  Roville donc, A l’initiative  d’un enseignant en informatique entendu et suivi par son directeur pédagogique une WEB radio a vu le jour durant la période de confinement. Cette radio a permis de créer un lien fort entre les étudiants et les enseignants, les formateurs, les parents. Une vraie radio qui diffuse comme RCF  ou de vrais talents d’animateurs, de reporters ont été mis en avant. Evidemment on y parle beaucoup d’enseignements à distance, mais pas seulement. Les enseignants y animent de courtes chroniques mixant programme et visites virtuelles de jardins horticoles, par exemple.Mais des actualités, des nouvelles de l’établissement sont également données. Des témoignages d’élèves vivant le confinement sont recueillis et diffusées

Je suis certaine que ce type d’initiative a germé dans plusieurs établissements. Elles sont les bienvenues en période de confinement mais elles peuvent être des outils de communication   et des outils pédagogiques innovants et stimulants extraordinaires  sur des périodes de retour à la normal

D’ailleurs notre département avait été à l’initiative en avril 2018 d’un congrès sur la web radio scolaire avec les rencontres internationales de la web radio scolaire organisées à Deauville. Certes les podcasts peuvent être enregistrés mais des directs entre écoles peuvent également être organisés et pour le coup ce sont encore d’autres compétences qui sont mobilisés par les élèves : adaptabilité spontanéité et de même ces temps web radio développe la créativité et la stimulation.

Alors est ce que développer une web radio demande des investissements majeurs ? Comment fait-on ? Est ce du temps ressource important ? Nous avons demandé à Laurent Bardet, directeur pédagogique à Roville de nous en dire un peu plus. Il nous raconte :

A Roville, des la deuxième journée de confinement mon responsable informatique m’a proposé cet outil pour remettre de la cohésion sociale dans l’équipe educative. Je n’ai pas tout de suite dit oui, je l’ai proposé à notre comité de direction et puis j’ai acté. Notre première émission a été suivie par 400 auditeurs, aujourd’hui nous sommes sur une moyenne de 200 mais nous ne connaissons pas leur origine. Ce sont  des enseignants bénévoles qui l’animent… Est ce que cela durera  au-delà du déconfinement ?

On ne le sait pas encore, mais ce serait alors un outil pédagogique majeur facteur de cohésion éducative. Les chroniques sont réalisées par nos équipes d’enseignement socio culturel et cela  a et donne du sens.

Est ce que cet outil est difficile à mettre en place ?  pas vraiment, actuellement on s’enregistre en classe virtuelle comme sur un plateau radio et le fichier est repris par mon formateur en informatique qui réalise le montage. On poste l’émission sur notre facebook notre site internet et notre espace numérique de travail (ENT)

Est ce que demain ce peut être un moyen différent de s’adresser aux parents d’élèves ? pourquoi pas, on y a pas encore réfléchit, souligne Laurent Bardet, mais pourquoi pas ?

Ce qui est sûr c’est que la crise aura eu cela de bon, faire emerger des idées et des initiatives nouvelles qui autrement n’auraient peut-être jamais vues le jour.

Si vous désirez retrouver une émission de WEB radio Roville, rendez vous sur leur site ou leur facebook…

Marie-Christine Lefebvre, Amifor

Pour les écouter :

Un webinar sur la carte mentale en direct à suivre

Utilisez la carte mentale en entreprise c’est possible et c’est même très intéressant.Grâce à cet outil on peut réaliser des choses merveilleuses comme trouver facilement des solutions à des problèmes, être plus créatif, monter un projet seul ou à plusieurs, prendre des notes plus facilement, préparer et se mémorer facilement une intervention en réunion.

Voici pourquoi je vous invite à suivre ce webinar gratuit offert par les Business Club de France que je vais animer en fin d’après midi mercredi 17H30 (heure française)

N’hésitez pas à vous inscrire !

 

 

 

Les chroniques du confinement et de l’école

Etre parent, pédagogue, accompagnateur, oui mais…

Aborder le thème du confinement et de l’école ou des études « à la maison », c’est devoir se mettre à la place de chaque partie prenante, dans un scénario Inédit.Nous vous proposons sur les 2 prochaines semaines et avant la fin de ce confinement une série de chroniques sur le confinement et l’école ou comment chaque acteur ressent et trouve sa place dans ce contexte.

Aujourd’hui je vous propose de nous  mettre à la place de parents d’écoliers ou de collégiens.

Les parents accompagnent les enfants durent le confinement

Parmi eux, Il y a ceux qui dans un premier temps ont pu être heureux de se glisser dans

les cahiers set sur les écrans scolaires de  leurs enfants… Les premiers jours tout va bien puis , ils ont vite fait le constat que l’apprentissage continu est bien différent de la notion de devoirs du soir.

L’aide au devoir pose déjà un problème en soit. De moins en moins de parents s’investissent dans cet accompagnement et les écoles de plus en plus font en sorte d’en donner le moins possible en proposant  d’autres types de pédagogies.

Un devoir est une révision ou une préparation à une leçon ou un apprentissage. Alors qu’aborder un apprentissage nouveau est beaucoup plus complexe pour les parents et les enfants puisque tous les deux sont entraînés sur un terrain complètement nouveau.

Le parent n’est pas formé à « former » et faire » comprendre » une notion. La faire réviser ?  peut être, mais l’aborder pas vraiment.

Le rôle qu’on nommait autrefois «  prescripteur » était dévolu à des personnes employés à domicile pour l’éducation des enfants… C’étaient déjà des personnes qui en avaient la capacité, la compétence et l’intelligence. Et bien souvent ils acquéraient une notoriété.

Alors loin de moi le fait de penser que des parents ne sont pas doués pour cela, certains, rares, ont même parfois choisi délibérément de faire l’école à la maison mais  ce sont souvent d’anciens enseignants ou instituteurs.

D’où la première grande difficulté rencontrée : comment accompagner réellement les enfants vers de nouveaux savoirs sans l’aide de l’école ? Et est ce que l’école à distance est toujours une solution ?

L’école à distance implique une relation binaire plus que collective. L’émulation du groupe n’est pas la même. Et même si des enseignants ont su monter des défis en ligne avec et entre leurs élèves, le vécu et les résultats en terme d’apprentissage ne sont pas aussi probants. Mëme si souvent la créativité est grande.

Les écoliers, même les plus assidus, face à des parents qui les lâchent faute de pouvoir tenir sur le long cours, et faute du rapport au groupe pour la plupart se lassent et   ont tendance à abandonner.

L’effet « miroir » : copier l’autre ‘l’enseignant ou le camarade (dans le bon sens du terme)n’est plus possible. Hors notre cerveau a également besoin de ces stimuli pour mémoriser les apprentissages et les reproduire.

Parents, collégiens, écoliers ressentent alors le besoin de rejoindre le groupe classe qui apporte au delà des savoirs essentiels la façon de les interpréter et de les vivre.

Les parents réalisent qu’ils ne sont pas fait pour être des pédagogues en permanence et que leurs compétences  ne correspondant pas à ce registre.

Les écoliers et les collégiens comprennent que l’institution école ou collège est également une structure qui permet de se développer et d’évoluer entre et avec ses pairs et son  ou ses modèles

Peut-être que ce confinement a cela de bon : mieux que la meilleure des conférences pour remettre à leur place la valeur de l’école et de son équipe éducative et professorale, une véritable expérience de statut.  Mais également il aura démontré tout l’intérêt d’un accompagnement à la maison pour comprendre et orienter, être à l’écoute et réaliser que l’équipe éducative ne s’arrête pas aux portails des écoles et que chaque parent a son rôle à jouer.

Marie-Christine Lefebvre, fondatrice d’Amifor®

 

 

 

Petite histoire du confinement par Mots passion

La sentence est tombée. Nous ne franchirons plus les limites de notre “chez nous”. Nous resterons à l’intérieur de cet espace qui est le nôtre, sans en dépasser les bornes. Vieux mur de pierres,  haie de troènes, corde tendue entre quelques piquets ou juste une porte, qu’importe,  nous n’irons pas plus loin que cette ligne qui sépare notre espace de celui du voisin et de l’espace public. Là est la frontière et nous devons rester en deçà.

Finis en latin désigne la limite d’un champ, d’un territoire ; le pluriel fines est employé pour parler des frontières d’un pays. il est difficile de dire ce que finis désignait concrètement à l’origine : peut-être une marque sur un arbre ou encore une corde puisqu’à l’origine  c’est par une corde qu’était délimitée la limite d’un terrain. Des terrain étaient confiniti, confinés lorsqu’ils partageaient ensemble (cum, avec) une même limite et les finiti étaient des voisins.
(Source : dictionnaire étymologique de la langue latin A. Ernout & A. Meillet)

Nous voilà donc enfermés, restreints à cet espace borné qui est le vôtre, confinés. Par décret. Voilà que le mot sentirait presqu’ à nouveau le caractère pénal qui était le sien au 16 ème siècle, celui d’emprisonnement. Un sens dans lequel il n’est plus employé.
Aujourd’hui le mot désigne le fait d’être enfermé dans certaines limites, concrètes, certes, mais surtout abstraites. Et à ce confinement-là personne ne nous oblige, bien au contraire ! De même qu’il est recommandé d’ouvrir bien grand les fenêtres pour chasser l’air confiné qui n’est pas bon pour notre santé, ouvrons bien grand nos esprits pour nous ouvrir à d’autres horizons et aérer notre esprit. Ne nous confinons pas dans le pessimisme, dans nos petites habitudes, nos certitudes, nos peurs. Ouvrons les yeux , ouvrons nos intelligences et nos cœurs. Regardons au loin,  au bout du bout : transportons-nous aux confins de cette crise d’où nous ressortirons grandis pour avoir appris combien l’Homme est fragile.
Isabelle Lefebvre

INTELLIGENCES MULTIPLES , CONFINEMENT ET TELETRAVAIL

Intelligences multiples  confinement et télé travail, comment chaque profil vit la situation, comment en tirer partie ? Face au télétravail, quid des 8 intelligences multiples de Gardner ?
Quels sont les profils les plus avantagés ? les plus désavantagés ? ou plutôt comment chaque profil va-t-il réagir face à cette situation inédite ?

Le profil intra personnel a  à priori tout à gagner de cette période de confinement et de télétravail.

Propice à l’introspection, au travail en solitaire, au bilan… Exercice de pratiques calmes, de méditation, de yoga, tout est à la mesure de ce profil. Oui mais le confinement (sauf si on est seul) amène de devoir moduler avec les autres, être à l’écoute, faire de concessions et l’isolement n’est pas toujours, même si recherché complètement acquis.

Télétravail : Orientez-vous  sur les recherches et la veille. Cumulez des informations et menez des réflexions. Entreprenez un blog personnel

 Face à lui, l’interpersonnel est-il gagnant ? Nenni !.

Tout d’abord, si le profil interpersonnel est en recherche constante de liens avec les autres pour construire ses apprentissages, il préfère dans la majorité des cas les construire physiquement : jeux d’équipe, conversation déliée grâce à la parole mais également au contact. Par exemple, pour l’étudiant très interpersonnel, les jours de cours en visioconférence sont une bénédiction alors que ce dernier est plutôt habituellement  le dissipé de la classe : très bavard voire dérangeant.   Les temps où le profil interpersonnel va pouvoir intervenir en visio conférence, conjuguer avec les autres, entendre ses camarades et sa formatrice vont être réconfortants et vont l’encourager dans son apprentissage.

Télétravail : Heures heureuses en visioconférence. Choisissez les applications de partage et de montage de dossiers en commun. Voir les autres travailler en même temps que vous vous stimulera. Les outils du DRIVE de Google sont par exemple adaptés à votre profil : coogle it , google doc…  

Enfin les I.apéros (sans alcools également) se multiplient à votre plus grande joie !

 Pour le profil musical : il joue ou il écoute ?

Selon ses habitudes casque sur les oreilles pour éviter de déranger le reste des co-habitants, le musical va pouvoir entreprendre des apprentissages et s’apaiser grâce à ses playlists. Son profil majeur va lui permettre mieux que les autres de rythmer ses journées et de les structurer. Si il est instrumentiste, les choses se compliquent. L’intimité avec autrui ne va pas lui permettre de s’exercer autant que faire se peut. Cette privation va être grande. Seule récompense, l’environnement extérieur plus clair et privé de bruits « polluants » va lui permettre d’exercer son oreille fine et de distinguer les différents bruits de la nature qui remontent petit à petit : chants d’oiseaux, échos, bruissements, craquements…Sil il le peut et le veut, il peut même partager son talent avec les voisins. De nombreuses vidéos sont partagées !

Télétravail : Tout va se faire en musique. Les playlists sont nombreuses ainsi que les sites de diffusion…  Certains musiciens et chanteurs commencent même à partager de courtes œuvres sur les réseaux sociaux. Mais attention travailler avec des collègues en téléconférence ne permet pas toujours d’écouter de la musique en même temps. Les bruits environnants et les perturbateurs gâtant la qualité de l’écoute pour les uns et les autres et pénalisant les oreilles en général. Choisissez de bien partager vos temps ! La visioconférence peut vous permettre un concerto à plusieurs instruments ! à tenter !

Comment va survivre le profil naturaliste si il est privé de nature et privé d’un coin de jardin ?

Pour la plupart , les profils naturalistes adultes auront déjà  choisi un jardin, un potager, une serre. La plupart… mais pas tous et ceux qui vivent confinés en appartement vont aborder cette période difficilement. Pour les enfants ayant ce profil et subissant cette situation d’enfermement, le quotidien va encore être plus difficile. Ne pas oublier d’avaler les programmes des chaines de télévision qui proposent des documentaires sur la faune et la flore , Ushaia TV par exemple.
De plus  ces profils peuvent exploiter leur part d’observation et de classement pour avancer et maintenir leur esprit en éveil.  Certes le rangement, la réorganisation des dossiers, de la chambre, des placards vont les occuper quelques temps. Mais une fois cette période passée, il va falloir vaquer à d’autres occupations.
Si le naturaliste est un observateur, c’est également un analyste, un statisticien. La situation actuelle est propice en nouveaux comportements humains, également riche en réactions environnementales. Quelles observations ? Quelles leçons en tirer ? Le naturaliste est également un collectionneur (philatélie, collections de toutes sortes), la période lui permet de s’investir dans ses collections.

Télétravail : Utilisez des outils de comparaison et de classement (excel, sheets). Réorganisez vos dossiers informatiques, trouvez des méthodes de tri, variez vos écrans de fond avec des photos nature

Le profil kinesthésique est bien en reste durant le confinement surtout si son espace est réduit.

Pour les très actifs ayant besoin de larges gestes et de rapidité rien de mieux qu’une corde à sauter ! Mais pour pallier au manque de mouvements et de sport, le profil kinesthésique devra conjuguer avec autre de ses facette c’est à dire les travaux manuels. Des travaux simples mais qui mettent en activité ses membres :  désherbage, ré-empotage, construction de maquettes, peinture de meubles, réaménagement d’une chambre, nettoyage des murs et des portes.

Télétravail : pour le coup ce n’est pas votre tasse de thé !Profitez-en pour mémoriser les touches de votre clavier en tapant vos textes sans les regarder et en mémorisant votre gestuelle, par la suite vous gagnerez en rapidité et qualité de l’écrit. Prendre une chaise à bascule plutôt qu’une chaise standard, mettre un casque et tenir ses conversations en dehors de son écran en  faisant des pas de long en large (maison, appartement, jardin) ,
et surtout surtout prendre son autorisation pour consommer son heure de jogging !

Le profil verbal linguistique est serein et plutôt à l’aise avec le confinement

Pour le moment ils  résistent plutôt bien à cette période particulière qui leur offre du temps pour dévorer tous les livres laissés sous la table de nuit et reprendre des classiques. L’air environnant, les émotions exacerbées permettent également aux plus créatifs et sensibles d’être inspirés et de jeter sur un journal de bord, sur les réseaux sociaux, sur leur blog quelques écrits de leur composition. J’en ai fait moi-même l’expérience. Tout est sujet à l’écrit et à la transmission. Il est évident que ce temps est également propice à la lecture, sur support livre ou audio tablette.

Télétravail :  Vous savez trouver les bons mots. En effet, en visioconférence le radical « visio » est parfois de trop… Les connexions ne permettent pas toujours de tous se voir à l’écran et donc d’apprécier les réactions physiques à tel ou tel message ou terme employé. Il faudra donc être d’autant plus vigilant à l’emploi des bons mots et être un bon médiateur. En cela vous excellez.

 

Le profil logico-mathématiques peut s’arranger de cette situation qui se pose à lui comme une grande énigme à résoudre…

Les logico mathématiques vont devoir booster leur aptitude la résolution de problème. De multiples questions vont se poser et ils vont devoir résoudre parfois les pires des situations.. Ils seront investis dans le confinement car chargés de la répartition, des plannings, de la gestion des tâches. Leur première préoccupation aura été d’éditer un tableau excel et de calculer les temps de chacun. L’utiliser oui, en abuser non !

Télétravail : Vous savez comparer les différentes applications de visioconférence sur un ensemble de critères prédéfinis. Vous pouvez choisir  lequel sera le plus adapté au groupe de travail et prenez en main le planning des réunions et les problèmes  qui se posent pour chaque participant !

Le profil visuel trouve de quoi nourri son imagination

Même si contraint comme les autres profils , le  visuel a une double capacité. Tout d’abord celle de visualiser des situations autres et de se projeter à l’intérieur. Cet imaginatif va pouvoir plus facilement que les autres se confectionner mentalement des mondes imaginaires. A l’aise avec le monde en 3D, il va reprendre l’agencement des pièce et essayer de tirer mieux partie des espaces pour créer des zones plus privatives pour chacun tout en conservant une harmonie « vitale ». Il va également trouver du temps pour réaliser de mini reportage ou vidéo et les poster sur les réseaux sociaux.
Il lui suffit de papier, de crayons, de peinture pour s’adonner à ses passe-temps préférés.

Télétravail : Vous serez frustré si la visio fonctionne mal et si votre interlocuteur ne peut pas ou ne veut pas vous présenter l’environnement dans lequel il évolue. Vous allez être le collègue qui transformera les données en infographies inspirantes. Faites- vous aider du naturaliste ! A vous deux vous formez le bon binôme !

MARIE CHRISTINE LEFEBVRE, AMIFOR

A lire également : Intelligences multiples on y croit

 

Pourquoi les collégiens souffrent-ils de la solitude ?

Suite à une enquête anonyme réalisée entre mai et juillet 2019, L’Association Astrée a publié un compte rendu très intéressant sur les jeunes et la solitude qui donne à réfléchir. Si on pouvait croire que seuls les seniors isolés peuvent souffrir de la solitude alors on se trompait : 43% des collégiens connaissent la solitude et 14% en souffrent. Pour  ces mêmes collégiens, la solitude est assimilée à un sentiment d’exclusion pour 83%.
44% des collégiens se tournent d’abord vers un ami (plutôt qu’un adulte) pour faire face à la solitude

solitude des jeunes

La solitude des jeunes collégiens est importante. Comment y remédier ?

C’est dire comme la solitude touche particulièrement les jeunes de moins de 16 ans.
Des actions sont évidemment à mettre en place et prioritairement :
Alerter et sensibiliser à ce sujet, ensuite pour libérer la parole de ces jeunes et enfin en améliorant les mécanismes d’identification et de prise en charge.

AMELIORER LE VIVRE ENSEMBLE

Il est évident que les établissements scolaires doivent investir dans le mieux vivre ensemble en évitant l’exclusion. Cette investissement doit passer par un soutien apporté par leurs pairs, sans mettre de côté la sensibilisation des jeunes à l’utilité de la relation aux adultes. Des actions doivent être entreprises afin de rompre l’isolement. Des ateliers, des espaces d’expression…

POURQUOI ? QUELLES SONT LES CAUSES ?

La cause de cette grande solitude ? Rien ne peut être mis en relation. Cependant, le phénomène grandissant de l’utilisation et la consultation des réseaux sociaux  est sans doute un morceau de réponse. Egalement sans doute, les destructurations familiales : qui est le repère ? Qui est le tuteur ? Vers qui se tourne l’adolescent ? Qui est son confident (adulte) ? Peut-on également citer la disparition des ateliers péri scolaires (manque d’adultes bénévoles pour les animer ? ) L’enquête et les pistes dégagées n’invoquent pas ces facteurs, mais ne peut on y penser ?

 

Jeudi ce que je veux : Parcours sup, c’est parti oui mais

Parcoursup 20210 c’est parti

A vos marques prêt, parcours sup c’est parti.  Les étudiants ont jusqu’au 21 mars pour formuler leurs voeux. 10 en tout :  autant de fiches Avenir sur lesquelles les enseignants pourront mettre des appréciations. Nous publions ci dessous un témoignage qui interroge sur le bienfondé actuel de Parcoursup et l’égalité des chances.

“En tant que parent, je n’ai pas forcément bien vécu ce moment l’an passé. Mon fils pour des raisons de vécu personnel a découvert une vocation : celle d’être infirmier. Il avait intégré l’an passé une préparation au concours et à l’oral de motivation mais la réforme est tombée et il a dû comme tous les autres étudiants poser ses vœux sur la plateforme.

Cependant Vincent n’a jamais été un très bon élève, ni un bon élève d’ailleurs. Son parcours scolaire a été jonché de problèmes qu’il a du surmonter, surpoids à 12 ans, crises d’asthme à répétition, maintes absences, pas de sport, le divorce de ses parents à gérer, et un accident très grave qui a touché son frère aîné, alors sa référence. Il était à ce moment là en classe de première. Il fait l’école buissonnière trop souvent pour être aux côtés de son frère dans le coma à l’hôpital. C’est là  qu’est né sa vocation. Il quitte l’enseignement général pour une première Sanitaire et Sociale et obtient son baccalauréat avec mention ! C’est bon il est motivé, mais son livret scolaire s’accroche à lui comme un tatouage. Les vœux pour rentrer en formation infirmier n’atteignent pas le rang souhaité sur parcours sup… Place aux bons, aux étudiants en médecine et kinésthésie ayant échoué en première année etc…

Pas juste, non vraiment pas juste. Aujourd’hui Vincent après un essai de deux mois sur les bancs de la fac en Histoire où il était accepté, mais “paumé” s’est inscrit sur un BTS vente en commerce où il retrouve un peu de motivation. Il va retenter le coup. Dommage notre pays est sans doute en train de perdre une “vocation” qui n’aura pas pu s’exprimer plus qu’en quelques lignes sur une fiche AVENIR.

Vincent n’est pas unique. Son cas est multiple. En formation, nous aidons les enseignants à différencier leur pédagogie. Comment gérer et traiter ces cas particuliers sur la plate forme ? Pourquoi ne pas permettre à un jeune bon à l’oral d’intégrer une vidéo “motivation” sur au moins une fiche, lui donne une chance de défendre “sa vie et son avenir” autrement.

MC Lefebvre