Le dispositif « devoirs faits » entre en vigueur dès le lundi 6 novembre. L’idée : proposer aux collégiens volontaires de les accompagner dans leurs devoirs et alléger leur travail à faire à la maison.
L’opération « devoirs faits » débute ce lundi 6 novembre dans 7 100 collèges de France, sous réserve d’éventuels ajustements.
Son objectif ? Permettre à tous les élèves du collège de « disposer d’un temps dédié à la réalisation des devoirs demandés par les professeurs, en dehors des heures de classe, mais dans l’établissement » et « effacer toutes les sources d’inégalités en matière de travail individuel et d’accès au savoir« , précise le communiqué du ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. La mise en place de ce dispositif gratuit sera aussi l’occasion d’expérimenter « la pédagogie inversée en proposant aux élèves de consulter des cours en ligne avant d’assister à la session d’aide aux devoirs ou de faire des exercices interactifs« , confie Jean-Michel Blanquer dans une interview du 5 novembre donné à 20 minutes, avant d’ajouter que « l’idée, c’est d’être innovant et d’intéresser les élèves autrement !«
Comment bénéficier de cette aide ? L’élève intéressé par le dispositif doit s’inscrire auprès du secrétariat de son établissement, le jour de son choix, à une heure (au minimum) d’aide aux devoirs prise sur son temps de midi, après les cours ou pendant les heures de permanence. Pendant cette heure, le collégien effectue, au calme, ses exercices et révise ses leçons, avec la possibilité d’être aidé par les enseignants ou les CPE (conseillers principaux d’éducation) volontaires quand il en a besoin. A raison d’un adulte responsable de 15 élèves, ces aides peuvent également provenir des étudiants en service civique ou des bénévoles extérieurs issus d’associations.
Un cadre bienveillant pour progresser. « Les devoirs sont indispensables aux progrès des élèves, notamment les plus fragiles« , note Jean-Michel Blanquer sur le communiqué, « ils peuvent aussi être source d’accroissement des inégalités sociales et peser sur la vie de famille« . La mise en application de ce dispositif servira donc à délester l’enfant de la corvée des devoirs une fois rentré chez lui ainsi que ses parents, qui peuvent parfois « se sentir dépassés par les exercices demandés ou par la maîtrise de la matière« , précise le ministre. Dès lors que l’élève en ressent le besoin, il décide lui-même du travail qu’il se sent capable de faire chez lui et celui qu’il préfère réaliser dans le cadre des « devoirs faits ». Les familles peuvent également en faire la demande auprès des enseignants. Enfin, lors du conseil de classe du premier trimestre, chaque professeur pourra encourager les élèves en difficulté, qui ne sont pas encore inscrits, à tester quelques heures d’aide aux devoirs et à en constater l’efficacité.
Étendue aux écoles primaires en 2018.Le dispositif, effectif dans tous les collèges dans les semaines à venir, avant d’être instauré dans les écoles primaires à la rentrée 2018. Une mesure complémentaire aux études surveillées, déjà mises en place dans chaque commune.
Une classe inversée universitaire (photo les Echos)
Savoir mémoriser et calculer ne suffit plus. Dernière-née des méthodes de pédagogie active, la classe inversée se distingue par sa facilité de mise en œuvre pour les enseignants.
Comment adapter l’école au XXIe siècle ? Comment préparer nos enfants à l’économie de la connaissance ? La question est au centre du rapport « Vers une société apprenante » rendu public en avril dernier. « Face au développement de la robotique et de l’intelligence artificielle, un apprentissage se limitant à savoir mémoriser et calculer ne suffit plus, au risque d’avoir des individus remplacés par la machine. Il faut développer d’autres compétences : apprendre à apprendre, esprit critique, travail collaboratif », explique François Taddei, l’un des auteurs du rapport.
Au rayon des pédagogies actives, une nouvelle approche apporte peut-être un début de réponse : la classe inversée, dans laquelle l’élève prépare la leçon chez lui grâce à des vidéos, libérant du temps en classe pour aborder des exercices plus difficiles. Son intérêt, c’est la souplesse, avec « une mise en oeuvre qui peut être graduelle et différenciée », insiste Héloïse Dufour, présidente de l’association Inversons la Classe. Cette dernière estime que 20.000 enseignants y ont déjà recours en France. Pour l’essentiel dans les collèges et lycées, mais également en primaire et dans l’enseignement supérieur. Environ 1 million d’élèves seraient concernés.
Temps de classe libéré
Le concept de « flipped classroom » a été inventé en 2007 aux Etats-Unis par deux enseignants d’un collège de Colorado Springs qui faisaient face à un absentéisme important. Inspirés par la Khan Academy , qui produit des mini-tutoriels sur YouTube, Aaron Sams et Jon Bergmann eurent le déclic en découvrant un logiciel permettant de réaliser un cours en vidéo à partir d’une présentation PowerPoint. Grâce à de courtes séquences, l’élève prenait ainsi connaissance du contenu théorique avant d’aller en cours. Le temps de classe libéré permettant à l’enseignant d’encadrer d’autres activités et d’aider les élèves ayant des besoins particuliers. « L’enjeu de la classe inversée est de laisser faire en autonomie les choses les plus simples, comme suivre une partie du cours, et de mener en classe avec l’enseignant les activités les plus complexes », résume Héloise Dufour.
Le rapport à l’échec n’est plus le même. Les classes sont plus soudées, avec un climat d’entraide et de coopération.
A mesure qu’il se diffuse, le concept est adapté et évolue. Ses deux initiateurs, eux-mêmes, raffinent leur approche qu’ils baptisent « l’apprentissage inversé » : « Une méthode par laquelle l’enseignement direct se déplace de l’espace d’apprentissage du groupe pour occuper celui d’un individu. »
Quel bilan pour les élèves ? Olivier Quinet , professeur d’histoire-géographie au collège de Montpon-Ménestérol (Dordogne) pratique la classe inversée depuis 2012 : « Mes collègues de lycée me disent que ces élèves sont plus autonomes, capables de se mettre au travail seul, d’organiser un groupe. Ils sont en revanche moins bons dans l’apprentissage classique, mais s’en sortent bien ensuite. » Comme les autres, cet enseignant a vu sa pratique évoluer. Les « capsules vidéo » que les élèves regardent avant de venir en cours ont raccourci à 3 ou 4 minutes maximum. A la fin, chaque élève est invité à remplir un quiz pour vérifier ses connaissances.
Ce n’est pas la révolution annoncée, et l’on ne résoudra pas les problèmes avec une méthode unique.
Dans une école primaire d’un village de Charente-Maritime, Soledad Garnier faisait face à des classes de plus en plus hétérogènes, avec une proportion grandissante d’élèves en difficulté : « Le rapport à l’échec n’est plus le même. Les classes sont plus soudées avec un climat d’entraide et de coopération. »
L’enseignant devient chercheur
L’approche a aussi ses détracteurs. A l’image de Paul Devin, inspecteur de l’Education nationale et secrétaire général du SNPI-FSU : « Ce n’est pas la révolution annoncée, et l’on ne résoudra pas les problèmes avec une méthode unique. La vraie solution c’est l’investissement dans la formation des enseignants. » Pour les tenants des pédagogies actives la solution passe justement par les pairs. C’est peut-être là que réside la petite révolution à venir : donner l’habitude à des enseignants de travailler ensemble.
C’est l’un des objectifs du rapport « Vers une société apprenante », qui estime que « le niveau de l’établissement s’avère souvent le plus structurant, pour prendre l’initiative en s’appuyant sur le collectif et faire évoluer les cultures professionnelles ». En insistant sur le rôle du ministère : s’en tenir aux « grands objectifs et à la conduite du changement » et à l’accompagnement, en s’abstenant d’aller « sur le détail des mises en oeuvre ». Une telle approche incite de toute façon le pédagogue à remettre en permanence en cause sa pratique. « Entre inverseurs, on a l’habitude de dire « le changement c’est tout le temps » car on entre dans une dynamique de recherche », confirme Olivier Quinet.
Fracture numérique
Autre grief contre la classe inversée : l’inégalité des élèves, notamment devant la fracture numérique. Dans le Colorado en 2007, Sams et Bergmann surmontaient le problème en faisant passer les vidéos à certains sur des clefs USB. « Sur quatre classes, j’ai eu cinq élèves qui rencontraient des problèmes de cette nature. A cette échelle, cela se gère. C’est la raison pour laquelle la classe inversée ne peut se développer trop rapidement. Si tout un établissement basculait, cela poserait par exemple un problème dans une fratrie qui ne dispose que d’un ordinateur », note Olivier Quinet.
« La classe inversée est une réelle innovation qui contient les germes d’une école en train de se réfléchir pour le millénaire à venir. C’est le pari de l’expérimentation dans un monde figé et normé », s’enthousiasme Marcel Lebrun professeur en sciences de l’éducation et conseiller au Learning Lab de l’Université catholique de Louvain : « Cela me séduit notamment parce que ce n’est pas venu des spécialistes de l’éducation ni des pays les plus en pointe dans ce domaine. »
François Taddei estime que la classe inversée constitue « une approche pédagogique parmi bien d’autres » pour insuffler une nouvelle dynamique. Afin d’aller plus loin, son rapport recommande notamment de développer la recherche dans l’éducation : « De nombreux travaux illustrent ce que la recherche peut apporter à l’éducation. Le budget de l’éducation nationale c’est le même que celui de la santé mais le budget R & D est trente fois moins important. »
A l’Université catholique de Lille, Jean-Charles Cailliez, professeur de biologie cellulaire et moléculaire et vice-président innovation, est adepte depuis quelques années de la pédagogie du « do-it-yourself » et de la « classe inversée ». En troisième année de licence et en master 1, ce sont les élèves qui font des recherches et préparent en équipe le cours de génétique. « Je suis le premier élève de mes étudiants, qui testent leur cours sur moi. Parfois, il est nécessaire de revenir à l’explication magistrale académique sans que cela dure plus de quinze minutes. Et, là, ils sont extrêmement attentifs », note Jean-Charles Cailliez. « Il n’y a pas une amélioration spectaculaire des résultats, mais je note deux effets principaux. D’abord, la création d’une dynamique entre étudiants et l’amélioration des compétences liées au travail en groupe. Ensuite, on parvient à ne pas éliminer les moins bons qui gardent un intérêt pour la matière. » Un cours dans lequel l’utilisation du numérique est très présente, mais à l’issue duquel Jean-Charles Cailliez note un paradoxe. « Lorsque les élèves sont fatigués d’avoir à faire le tri sur Internet, ils reviennent aux livres. Je n’en ai jamais vu autant en cours que depuis cinq ans. »
Quel bonheur de laisser cette semaine la plume à un futur partenaire de formation!
Fabrice est acteur et ensemble nous allons monter une formation destinée aux cohésions de groupe et communication interne dont on vous reparlera très bientôt…
« Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage … »
D’aussi loin que nous reviennent nos souvenirs de jeunes apprenants, il ne nous reste souvent en mémoire que peu de définitions, de formules et d’équations inscrites au tableau noir. Ce dont nous nous souvenons en revanche avec exactitude, c’est l’énergie, l’émotion, le charisme, l’envie farouche de communiquer, de révéler ….
« Je ne me souviens d’aucun cours mais je me rappelle de professeurs » disons nous parfois comme une boutade !
L’intérêt de la transmission serait donc moins d’envoyer une information que le trajet et la traversée pour y parvenir…Ainsi tous les moyens de navigation deviennent possibles, chaque passage doit être exploré, chaque obstacle doit être sondé, chaque rencontre doit être unique. C’est finalement en cultivant une différence, une originalité et une expressivité qui leur est propre que ces professeurs ont laissé une empreinte significative de leur enseignement dans notre souvenir. C’’est justement de cette singularité dont nous avons besoin au quotidien. C’est elle qui construit notre point de vue, donne un sens à nos actes, nous aide à convaincre, à communiquer jour après jour…
C’est cette singularité qui fait de nous des experts de notre propre vie et des formateurs en devenir.
« Le talent c’est d’avoir envie » Jacques Brel
Fabrice HERVE, acteur et membre du collectif AmiFor
(site tourner la page)
Le Collège François-de-Laval dans le Vieux-Québec a inauguré la première classe « IDÉLLO » au Québec. Le concept est un environnement numérique évolutif et dynamique. Il a été conçu par les élèves et le personnel enseignant pour répondre et s’adapter à différents types d’apprentissage.
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Plus de 2500 écoles de l’Ontario et du Québec ont répondu à l’appel de concours orchestré par le Groupe Média TFO. Deux écoles ont gagnées, une à Windsor (Ontario), et le Collège François-de-Laval. Selon le directeur général du collège de Québec, cette classe arrive dans leur stratégie d’apprentissage, car ils doivent répondre aux besoins des gens dans ce virage numérique et technologique qu’ils adoptent depuis quelques années.
IDÉLLO comprend un univers interactif de plus de 12 000 ressources ludo-pédagogiques, avec ses applications, guides, vidéos et outils pédagogiques, le tout, en français. Pour Groupe Média TFO, l’apprentissage est une occasion d’innover en mettant les dernières tendances numériques au cœur de l’éducation. « L’objectif du projet est d’inculquer et d’enrichir les compétences du 21e siècle aux jeunes, ce qui comprend la collaboration, la créativité, l’ingéniosité et la pensée critique. « Toutes ces valeurs sont nécessaires pour former les adultes de demain », exprime Marie-Sophie Chavet, chef de la stratégie client IDÉLLO.
« Le Collège François-de-Laval évolue au rythme des technologies et carbure à offrir une expérience éducative tournée vers l’avenir. Les installations que nous dévoilons aujourd’hui conjuguent pédagogie, technologie et design », mentionne le directeur.
« Il y a 150 ans, ces locaux abritaient la morgue de la faculté de médecine de l’Université Laval, aujourd’hui, les nouveaux décors sont beaucoup plus vivants », conclut Marc Dallaire.
Les neurosciences, marotte du ministre de l’Education, une piste pour apprendre mieux ? Les neurosciences sont régulièrement mises en avant par le ministre de l’Education. Peuvent-elles améliorer les pratiques enseignantes et faciliter l’apprentissage des élèves ? Oui, à condition de ne pas occulter d’autres champs de recherche, estiment des spécialistes.
Jean-Michel Blanquer s’est à de nombreuses reprises prononcé en leur faveur pour modifier les méthodes d’enseignement ou les programmes. Il les a par exemple mentionnées lorsqu’il a préconisé la méthode de lecture dite « syllabique« , ou la maîtrise des quatre opérations au CP et au CE1. « Comme le démontrent les travaux de recherche en sciences cognitives, sur lesquels on doit s’appuyer, la plasticité du cerveau est particulièrement forte dans les premières années de la vie, beaucoup moins ensuite« , déclarait-il récemment.
« L’angle mort de l’éducation nationale, c’est le cerveau des enfants, or c’est l’organe de l’apprentissage, de la réflexion, du bien être. D’ici dix ans, tout le monde l’aura compris« , prédit Olivier Houdé, qui dirige la chaire Sorbonne Neuroéducation & Créativité
Selon lui, la grande nouveauté fut l’apparition à la fin du XXe siècle des technologies d’imagerie cérébrale (IRM), qui permettent de comprendre ce qui se passe dans le cerveau qui apprend.
Par exemple, devant deux rangées de jetons de même nombre mais plus ou moins écartés dans chaque rangée, l’enfant avant sept ans considère qu’il y a « plus de jetons là où c’est plus long« . « L’IRM a montré que le cerveau de l’enfant, par automatisme, croit que la longueur est égale au nombre« , explique M. Houdé, qui l’utilise dans le laboratoire du CNRS qu’il dirige à la Sorbonne. Mais l’IRM « a pu aussi tester des interventions pédagogiques ciblées qui provoquent le changement lui permettant de compter correctement« , poursuit-il.
– Intuitions dès le plus jeune âge –
Autres enseignements des neurosciences: les enfants ont, très jeunes, des intuitions arithmétiques et de grandes capacités pour apprendre plusieurs langues; la sieste et le sommeil favorisent les apprentissages; le travail en petits groupes est plus motivant pour les élèves…
Le chercheur plaide aujourd’hui pour placer les neurosciences au coeur de l’école en les intégrant à la formation des professeurs. « Mais il faut éclairer leurs choix pédagogiques, plutôt que de leur imposer une méthode« , dit-il, assurant que son équipe « aidera le nouveau ministre à le faire« .
Ainsi, selon lui, « la connaissance des mécanismes cérébraux n’enlève en rien la nécessité de connaître« , pour un enseignant, « des éléments sur le milieu ou la culture d’origine d’un élève« .
Surtout, les « neurosciences ne peuvent pas dicter la pédagogie, elles peuvent l’éclairer, aider à débloquer parfois des situations. Mais ce ne sont pas elles qui donneront à l’enfant des raisons d’apprendre« , insiste le chercheur.
Une nouvelle promotion, une nouvelle aventure humaine !
Ce matin, je vais accueillir une nouvelle promotion BTS communication /chargé de communication dans l’école où je suis formatrice et référente. (Aifcc/Caen)
Ce moment d’accueil, de présentation de soi, de l’année, de découverte de multiples profils étudiants plein d’espoirs, de rêves, de questions est privilégié.
Un temps à ne , ni bricoler, ni trop vite expédier. Mise en confiance, rappel des règles, empathie et un brin de charisme et d’autorité permettent de mieux s’approprier le groupe et de l’entraîner vers une aventure humaine de 18 mois.
Chers collègues enseignants, formateurs, rappelons nous avant de pousser la porte de cette nouvelle promotion,… du meilleur prof qu’on ai jamais eu…, celui qui vous a passionné, donner envie d’être qui vous êtes, celui pour qui vous essayez de faire bien, celui auquel vos oreilles s’accrochaient. Il était certainement un merveilleux dosage d’intelligence humaine et de passion. Et glissez vous dans sa peau…
Il était temps que je l’achète ! car bientôt il ne sera plus en kiosque. Le hors série Le figaro santé de juillet/aout/septembre est une petite merveille de nouvelles connaissances sur notre cerveau. Quoique, je dis « nouvelles » mais en fait, ce que l’on découvre au fil des pages , pour certaines des affirmations, sont de vieilles intuitions qu’on ne met pas assez souvent en application. Donc un hors série qui se lit d’un jet, des articles courts, bien écrits, donnant des réponses à nos interrogations et qui surtout réaffirment que pour conjuguer apprentissage réussi et cerveau bien huilé les pratiques suivantes sont plus que conseillées :
pratique d’un sport régulier et même intensif,
musique pratiquée ensemble (chorale pour les enfants)
…et méditation (très sérieuse expérience menée par quelques classes primaires françaises et qui fait des émules en Grande Bretagne et aux Etats Unis).
Précipitez vous dans une maison de la presse, il ne vous reste plus que 2 jours pour vous procurer ce petit bijou !
Le Figaro Santé : prendre soin de son cerveau (juillet/aout/septembre 2017)
Votre Rédac’chef
Au fait, prenez la parole, écrivez nous ! contact@amifor.fr
Merci à Christophe Batier pour l’interview « punchy » de ces trois enseignants tout aussi « punchy »
Mélanie Bachimont, Geneviève Ponsonnet et Grégory Michnik ont présenté lors de Ludovia#14, leur projet intitulé « Survive on Mars », qu’ils présentent au micro de ludomag, pour ceux qui auraient loupé Ludovia cette année… Ça risque de donner des idées à certains : de monter un projet pareil et aussi de venir à Ludovia#15 🙂
« C’est un projet qui a plus d’un an et qui a démarré au CLIC 2016 grâce à l’inspiration de Sébastien Franc et son jeu « Flanders Lane » qui consiste à réaliser une ville virtuelle dans laquelle les élèves doivent interagir« , explique Grégory.
Mélanie et Grégory ont donc adapté ce contexte-là avec un niveau scientifique et une action qui se déroule entièrement sur la planète Mars.Ces trois enseignants pratiquent la « classe inversée » et sont membres de l’association Inversons la classe !
Découvrez cette fantastique expérience de nouvelle pédagogie en classe dans la vidéo ci-contre.
Une dizaine d’établissements ont adopté le programme Graines d’Entrepreneurs pour les élèves de 11 à 18 ans, développé au Parc de l’Innovation de l’EPFL.
Est-ce qu’un Steve Jobs, le mythique patron d’Apple qui a mis la marque à la pomme sur orbite, ou un Elon Musk, l’Américain qui a lancé la Tesla et les fusées SpaceX, sommeille en chaque enfant? Probablement pas. Toutefois, Laurence Halifi, la fondatrice du programme Graines d’Entrepreneurs, elle-même administratrice d’une société vaudoise, est convaincue que chacun peut développer un esprit d’entreprendre et l’envie d’innover afin de monter un projet.
Fondé il y a deux ans par Laurence Halifi et Nadine Reichenthal, qui a travaillé à des postes élevés dans des multinationales et qui enseigne l’entrepreneuriat dans des hautes écoles comme la HEC et l’EPFL, ce programme d’entrepreneuriat et d’innovation pour écoliers de 11 à 18 ans prend de l’envergure. Aujourd’hui, plus d’une dizaine d’établissements, principalement romands, l’ont intégré dans leur cursus, soit dans des cours intégrés, soit en ateliers extrascolaires afin de préparer les écoliers et les étudiants aux métiers de demain.
Dans le programme scolaire
Fin août, une journée d’initiation aux Innov-Entrepreneurs – c’est le nom du programme pour les non-francophones – était organisée dans le canton de Berne sous la houlette du Conseil d’Etat. Une autre est prévue à la prochaine Foire du Valais et il existe aussi des stages de vacances. Mais dans les cantons de Vaud et de Genève, certains établissements vont déjà beaucoup plus loin en intégrant le programme dans le cadre des cours obligatoires, donc destinés à tous leurs élèves. A l’instar de l’Institut international de Lancy (GE), le Lycée français Rodolphe Töpffer à Genève et l’Ecole La Garanderie à Lausanne où il se déroule tous les vendredis.
Avec ce programme, on n’enseigne pas l’esprit d’entreprise, tient à préciser Laurence Halifi, mais «l’esprit d’entreprendre. C’est créer, prendre les choses en main. Car on n’entreprend pas pour devenir riche, dit-elle, mais pour devenir soi.» Elle en a fait l’expérience en tant que formatrice avec des enfants pas forcément armés a priori pour atteindre une stature de futur patron. Ils ont été capables de se muer en entrepreneur en herbe. «On n’est pas là pour créer la dixième casquette design mais un vrai projet afin d’améliorer la vie des gens», remarque la fondatrice de Graines d’Entrepreneurs.
Le programme est modulable en nombre d’heures (1 h ou 1 h 30 hebdomadaire en général) et dans sa fréquence, mais il est toujours organisé en trois parties. Première phase, les élèves s’interrogent sur l’innovation de leur projet: «Quoi ? Pourquoi je le fais? Pour qui?» Ensuite, coachés par des entrepreneurs, ils se mettront dans leur peau pour identifier les problèmes à affronter avant de définir les solutions innovantes et d’élaborer le projet avant d’effectuer les tests. Enfin, les jeunes sont en devoir de définir un business model – ou comment faire pour que l’entreprise soit durable tout en gagnant sa vie – et de le présenter aux autres sous forme de pitch. On imagine le p’tit génie dans les sciences, timoré lorsqu’il s’agit de s’exprimer devant les autres pour «vendre » son projet. Eh bien pas du tout, assure Laurence Halifi: «C’est tout l’intérêt de le faire à cet âge. On a encore un impact sur la construction de l’enfant. Il n’a pas le même frein que l’adulte.»
Elle décrit une autre étape que les élèves adorent: les sondages devant les commerces où ils interpellent les adultes pour voir si leur idée correspond vraiment à un besoin. Elle souligne que ce sont des compétences qui sont préconisées par le Plan d’études romand (PER), mais aussi par les instances européennes. Le coût du programme est pris en charge par les communes ou des établissements privés. Pour se faire une idée: organisé en ateliers extra-scolaires, un trimestre coûte 300 à 350 francs par enfant.
Idée née à l’UNIL
Cette maman de deux filles avait lancé Graines d’Entrepreneurs au Collège Champittet à Pully, où l’une manquait d’entrain en se posant la question du sens de ce qu’elle apprenait. Ce programme repose sur les outils pédagogiques développés par Alex Osterwalder et Yves Pigneur à l’Université de Lausanne: «Value Proposition Design» et «Business Model Canvas». Un enseignement de l’entrepreneuriat qui a fait le tour du monde et rencontre un vif succès.
A relever que Graines d’Entrepreneurs, qui est à la fois une association et une société, compte maintenant 20 coachs et professeurs formés par ses soins, plus trois personnes à la direction et à l’administration. Installé dans le Parc de l’Innovation de l’EPFL, le programme a intégré il y a peu le Swiss EdTECH Collider, le pôle européen pour les nouvelles technologies de l’éducation de l’EPFL, et il commence à trouver un écho international, notamment en France. (TDG)