Les neuro-sciences, cet outil pour donner aux enfants le bonheur d’apprendre

Les politiciens sauront ils donner une forme légale à ces travaux scientifiques et à ces débats de société?

La moindre découverte technique bouleverse l’idée qu’on se fait de soi, ce qui enchante les uns et effraye les autres. Ces deux réactions opposées sont pourtant légitimes, car toute innovation a des effets secondaires, bénéfiques et maléfiques.

La découverte des Chopper, ces galets tranchants de l’époque pré-acheuléenne a modifié la manière de vivre en groupe. En découpant la viande et en raclant les peaux pour en faire des vêtements, on hiérarchisait le groupe. On mettait au sommet les costauds capables de tuer un animal, et les spécialistes qui savaient transformer le gibier en objets techniques, en poinçons pour coudre les peaux ou en collier de dents pour décorer le corps. Les hommes faibles, les incompétents se contentaient des restes.

Si les Mongols sont arrivés aux portes de Vienne en 1241, en écrasant les armées occidentales et en détruisant les villes, c’est en grande partie grâce à l’usage de l’étrier qui permettait à ces petits guerriers de tenir à cheval, de tournoyer à toute allure en lançant des flèches aux gros Teutons, caparaçonnés mais instables sur leurs appuis.

Quand le blocage hormonal de l’ovulation chez les lapines fut découvert en 1929 par deux endocrinologues, cette trouvaille biologique a bouleversé la condition des femmes et l’organisation des sociétés. Les débats fiévreux qui ont suivi entremêlaient les données scientifiques avec des wagons de fantasmes. Beaucoup pensaient que si le ventre des femmes n’appartenait plus à l’État, elles allaient se prostituer pour gagner quelque monnaie. Les femmes, elles pensaient qu’en maitrisant leur fécondité, elles pouvaient désormais tenter l’aventure du développement personnel. Après 40 ans de débat en France, quand la « pilule » fut rendue légale, les féministes possédaient un solide argument.

En 1960, Alain Reinberg démontrait que les rythmes scolaires (leçons d’une heure, grandes vacances de trois mois, lever précoce) étaient tellement dissociés des rythmes biologiques de l’apprentissage, que l’école freinait l’acquisition des connaissances!

En 2017, l’explosion des neuro-sciences pose des problèmes passionnants et terrifiants. Les chercheurs et praticiens se servent de photos de scanners et de films de résonance magnétique (RMI) pour mieux soigner, pour voir comment travaille un cerveau et analyser la mise en place de troubles du développement. Parfois, ils s’effrayent des interprétations abusives et du risque d’emprise des neuro-sciences qui imposeraient à la société des conditions uniquement techniques d’élevage des enfants.

Depuis l’âge du silex taillé, ces attitudes opposées sont inévitables et nécessaires.

En 1954 j’étais à Bucarest à l’époque de Georghiu Dedj avant Ceaucescu. Visitant la Faculté de Médecine, j’ai vu des banderoles où l’on pouvait lire: « Le chromosome est une invention bourgeoise destinée à légitimer le capital. » Les étudiants qui en parlaient étaient collés à l’examen. Dans les années 1970, en France, de nombreuses publications décrivaient le « chromosome du crime » où l’on pouvait constater cliniquement que des hommes grands, chauves et timides étaient particulièrement nombreux dans la population des criminels emprisonnés et des services de psychiatrie fermée. L’utilisation des connaissances génétiques affirmait qu’ils étaient porteurs d’un gène, proche de « l’x » fragile qui les rendait impulsifs jusqu’au crime.

Le grand public était séduit par ces explications scientifiques. Sur le terrain des hôpitaux, j’étais entouré de psychiatres et de psychologues ulcérés par la notion de « programme génétique ». « L’homme n’est pas une machine » criaient-ils, indignés. Sauf que, à la même époque, je me souviens de réunions à la SFECA (Société Française d’Études du Comportement Animal) où des généticiens comme Roubertoux et Carlier, ne parlaient jamais de programme génétique. Ils travaillaient déjà à la notion d’épigénèse en démontrant qu’un alphabet génétique élémentaire, composé de quelques lettres, pouvait écrire mille romans différents, selon les pressions du milieu.

En 1983, dans l’ile des Embiez, près de Toulon, nous avions organisé avec Jacques Petit et Pierre Pascal, un des tout premiers colloque sur les interactions précoces qui étudiaient comment un fœtus, après la 27e semaine et un bébé pré-verbal, avant le 20e mois, entraient en relation avec son entourage. Dans la salle, les psychanalystes suffoquaient de rage. Bernard This, très apprécié dans ce milieu, s’est écrié: « Vous êtes des médecins nazis! Vous faites des expérimentations sur les bébés, vous les considérez comme des objets de sciences alors que ce sont des personnes! Vous les chosifiez! » L’évolution des idées a démontré que, au contraire, ce sont les expérimentations scientifiques qui ont mené à découvrir le monde mental des nouveau-nés. À la Faculté de Médecine, des universitaires enseignaient que « tant qu’un enfant ne parle pas, il ne peut rien comprendre ». Marie-Claire Busnel, Denis Querleu, Herbinet et d’autres chercheurs de laboratoire, associés à des praticiens fournissaient des documents qui ont justifié le succès du très beau film de B. Martino « Le bébé est une personne » (1984) inspiré de Françoise Dolto et de R.J. Bouyer « Les mémoires d’un bébé » (2009) plus proche de l’éthologie humaine.

Comment comprendre cette avalanche de contresens entre les scientifiques, les gens de terrain et la culture du grand public? Il me semble que ces erreurs d’interprétation témoignent d’un trouble de la communication. Dans notre culture occidentale, la fragmentation du savoir mène au pouvoir. Si vous souhaitez obtenir le prix Nobel, faites des publications de carrière, formatées, ennuyeuses, (parfois éblouissantes) qui permettront de plaire à ceux qui ont le pouvoir de reconnaitre leurs pairs. Si vous préférez soigner, vous lirez ces publications que vos patients valideront ou invalideront selon leurs réactions. Et si vous êtes simplement parent ou consommateur de culture, comme tout un chacun, vous interpréterez ces données scientifiques et cliniques selon vos désirs. Si vous avez un appétit pour les explications organicistes, vous éprouverez du plaisir en disant que les neuro-sciences vont tout expliquer et qu’il suffit de les appliquer pour que les enfants se développent bien. En parlant ainsi vous provoquerez l’hostilité de ceux qui ont soif de relations humaines et d’immatérialité. Ceux là éprouvent les neuro-sciences comme une tentative d’emprise, ou comme une usurpation.

Ces désirs opposés ont raison tous les deux. Les images d’IRM en donnant des certitudes, créent une illusion de vérité car, moins on a de connaissances, plus on a de certitudes! Les chercheurs de laboratoire créent des situations expérimentales qui sculptent des atrophies cérébrales ou les réparent. Ils posent ainsi des problèmes passionnants qui ne sont que des croyances momentanées. Sur le terrain, les praticiens avec leurs scanners de ville photographient des milliers d’atrophies cérébrales dont ils ne font aucune publication mais qui, associées aux travaux expérimentaux prennent parfois, pour eux, une valeur explicative.

Certains sociologues, psychanalystes ou littéraires qui ne savent pas lire ces images entendent des interprétations qui alimentent les stéréotypes culturels. Ils appellent ces histoires « neuroblabla ». Ils savent que le cerveau se situe dans la moitié supérieure du corps, mais ils ne peuvent pas imaginer qu’un enfant aveugle de naissance ou malvoyant parce qu’il vit dans un milieu de pénombre, sculpte un cerveau façonné par cette défaillance. Le déficit peut être neuro-sensoriel d’origine individuelle (cécité), autant qu’environnemental (pénombre). En rétablissant l’homéostasie de la communication, le cerveau d’un tel enfant surentraîne d’autres voies de communication auditive ou olfactive. Si bien que lorsqu’il palpe un objet pour le connaitre, ce n’est pas la zone pariétale habituellement consacrée au toucher qui va fonctionner, c’est la zone occipitale qui traite les informations lumineuses et leur donne la forme d’une image. Un enfant sculpté par une défaillance visuelle apprend donc à voir avec ses oreilles, avec son nez et ses doigts. Pour un praticien cette donnée scientifique offre une possibilité d’éducation des malvoyants. On peut lui apprendre à se déplacer en ville avec l’aide de l’audition et à lire un essai philosophique écrit en braille. Une telle donnée neuro-scientifique est un cadeau pour le praticien (médecin ou enseignant) qui désire aider un enfant.

De nombreux travaux issus des théories de l’attachement démontrent comment un nouveau né placé dans une niche sensorielle pauvre, altère le développement de ses capacités cognitives. Tout apprentissage, pour lui, sera laborieux et pénible, puisque son cerveau n’aura pas été entraîné à traiter ces informations. Un tel enfant se sentira agressé par le premier jour d’école, au point de manifester un petit syndrome psychotraumatique (énurésie, encoprésie, refus alimentaire, insomnie, repli sur soi et agressivité). Ces altérations de fonctionnement ne sont pas dues à une mauvaise qualité cérébrale, elles sont attribuables à une défaillance environnementale: mort de la mère, violence conjugale ou précarité sociale. Ces déterminants hétérogènes provoquent un dysfonctionnement cognitif qui, s’il n’est pas résilié, risque de faire d’un tel enfant, un futur mauvais élève.

Un praticien peut admettre un tel raisonnement systémique, mais d’autres chercheurs coupés de la matière, parlent de « neuroblabla » parce que leur cheminement de carrière ne les a pas entrainés à un recueil d’informations pluridisciplinaires.

Pour déclencher un processus résilient, il faut agir sur le sous système défaillant: donner un substitut affectif si la mère est morte ou malade, apaiser la violence conjugale, proposer une école adaptée aux besoins de l’enfant, lutter contre la précarité sociale et bien sûr, empêcher la guerre.

On a pourtant raison de se méfier du neuroblabla car, au nom de la science, on a souvent provoqué des effets pervers. Ce n’est pas la science qui est remise en cause, c’est son effet-discours, c’est l’implicite idéologique que contient toute publication scientifique. Quand la médecine a été couronnée de succès au début du XXe siècle, elle était tellement convaincante qu’elle est devenue totalement explicative. On a dit que la folie et les troubles du développement étaient attribuables à des microbes ou à des intoxications cérébrales. La méningite syphilitique ou tuberculeuse, la folie urémique ou le crétinisme des Alpes étaient des maladies bien identifiées qui, depuis sont bien soignées. Les antibiotiques, l’épuration extra-rénale, l’addition d’iode dans le sel de table ont guéri ces troubles psychiques. Ce sont les progrès de la médecine qui ont disqualifié le modèle médical des troubles psychiatriques. Alors certains ont pris l’habitude de faire confiance aux savoirs médicaux. Ils demandent de trouver la cause médicale des mauvais résultats scolaires, ce qui est parfois pertinent et la plupart du temps absurde.

L’implicite de la découverte des chromosomes et des gènes donnaient une impression de déterminisme biologique héréditaire inexorable. Les scientifiques qui découvraient l’importance des pressions environnementales qui façonnent le cerveau s’opposaient à la doxa. Ils offraient pourtant un degré de liberté, puisque les politiciens pouvaient en tenir compte et agir sur le milieu qui agit sur nos enfants. Lyssenko, ami de Staline s’est opposé à la découverte des chromosomes, alors que les nazis y ont trouvé un argument pour légitimer le racisme. Les éleveurs, en sélectionnant les gamètes des parents renforçaient la théorie de la race, et Émile Zola illustrait, dans les Rougon-Macquart, l’hérédo dégénérescence de cette famille. Une vérité partielle venait de se transformer en biologie imaginaire où certains politiciens trouvaient une source de décisions tragiques. Même les mathématiques furent utilisés pour alimenter cette idéologie qui moralisait le crime en parlant d’hygiène sociale ou d’épuration des sociétés. Dans les écoles, les instituteurs demandaient aux enfants d’évaluer le coût de l’entretien d’un débile. Connaissant le prix d’un appartement, les élèves devaient calculer combien de couples de beaux jeunes gens étaient privés de logement à cause de l’entretien de la vie sans valeur d’un retardé mental. Pour éviter de telles dérives, il est nécessaire que les politiciens organisent des lieux de rencontre entre les scientifiques, les philosophes et les artistes.

L’école a toujours participé à la hiérarchie sociale. Dans la Grèce ancienne, les élèves apprenaient les gestes et la rhétorique qui les aidaient à mieux se reconnaitre afin de se partager les biens et les responsabilités.

Dans les années d’après-guerre, l’école se contentait d’apprendre à lire, écrire et compter avec des méthodes éducatives parfois brutales, dont les enfants souffraient peu, puisque l’école était brève et qu’à l’âge de 12 ans, ils apprenaient presque tous, un métier manuel.

Aujourd’hui l’école devient le principal organisateur social, mais les enfants sont plus lourds car, à cause des progrès technologiques, ils ne deviennent indépendants que vers l’âge de 26-28 ans. Les processus d’apprentissage, plus variés et compliqués nécessitent l’apport des neuro-sciences. Notre ministre Jean Michel Blanquert a donc demandé à Stanislas Dehaene de préciser ce domaine. Il suffit de regarder la composition de son conseil scientifique pour savoir que ce groupe dira que les neuro-sciences sont nécessaires dans les métiers de l’éducation, mais qu’elles ne doivent pas avoir le monopole des explications puisque travaillent ensemble des philosophes, des linguistes et des sociologues qui se méfieront de l’emprise des neuro-sciences.

Le ministre de l’éducation a aussi demandé à votre serviteur de réfléchir à l’école maternelle. J’ai rassemblé une équipe de chercheurs et de praticiens qui défendront l’idée que la maternelle constitue le fondement affectif du plaisir d’apprendre. Le petit, désireux d’explorer son monde, ne peut le faire que lorsqu’il est sécurisé. Il a encore besoin d’une niche sensorielle, affective, composée de quelques figures d’attachement : la mère bien sûr, mais aussi le père, la fratrie, les compagnons de crèche, et les métiers d’accueil de la petite enfance. Les petits ne s’attachent pas forcément à celle (celui) qui a le plus de diplômes, il faudra donc tenir compte de l’importance de ces accueillantes désireuses d’acquérir des connaissances et leur donner une reconnaissance sociale.

Les travaux sur l’attachement fournissent un recueil de données scientifiques où les neuro-sciences s’harmonisent avec les travaux de psychologues, de sociologues et d’artistes, pour expliquer comment l’acquisition d’une confiance en soi, donne aux enfants le bonheur d’apprendre.

Les politiciens sauront ils donner une forme légale à ces travaux scientifiques et à ces débats de société?

 

 

 

Parents d’élèves à l’ère numérique

Parents d’élèves à l’ère numérique

Les parents s’immiscent-ils trop et ce grâce au numérique ?

 

On en parle. Espaces numériques de travail, e-mails, SMS… Autant d’outils qui permettent une communication plus directe entre familles et école.

Numérique et école. Associés, ces deux mots renvoient souvent à des questions de pédagogie ou d’équipement. Mais la révolution technologique modifie aussi les relations entre les familles et l’institution scolaire.

Beaucoup d’établissements, en particulier dans le secondaire, se sont dotés d’espaces numériques de travail, qui permettent aux élèves comme aux parents d’accéder aux notes, à l’emploi du temps, aux devoirs à faire. Beaucoup adressent aussi des SMS aux familles, à peine constatée l’absence de leur enfant. Et bien des enseignants communiquent désormais aux parents leur adresse électronique ou échangent avec eux via une plateforme en ligne.

Alors que l’école républicaine s’est, historiquement, construite dans une méfiance à l’égard des familles, le numérique contribue à faire tomber les barrières. « On règle désormais des tas de choses avec un simple courriel, sans laisser à la situation le temps de se dégrader », observe Philippe Tournier, secrétaire général du SNPDEN, syndicat de chefs d’établissement.

Gare à la submersion

Gare toutefois à la submersion ! Parce qu’il est simple de taper quelques phrases sur son clavier, tel parent va multiplier les mails pour qu’on autorise son fils à arrêter le latin en cours d’année, en espérant avoir le principal à l’usure. « Des établissements, croulant sous les messages, ont dû édicter un code de bonne conduite », glisse Philippe Tournier.

« Certains parents, se comportant comme ils le feraient dans leur entreprise, vous adressent un deuxième e-mail si vous ne répondez pas au premier dans un délai de quelques heures », témoigne une professeur. « Je leur rappelle alors que je dois aussi préparer des cours, corriger des copies. Et que j’ai par ailleurs une vie de famille ! »

Une chose est sûre : la possibilité offerte de prendre connaissance au fur et à mesure des notes de son enfant « permet une plus grande réactivité en cas de difficultés », salue Vincent Goutines, référent numérique à l’Apel, l’association de parents d’élèves de l’enseignement catholique. « Le numérique est une chance », affirme-t-il, conscient toutefois qu’« un effort de pédagogie s’impose en direction des parents qui n’en maîtrisent pas les outils ».

Une fenêtre sur les apprentissages

La mère de Naïs n’est pas dans ce cas. Bien au contraire. « À peine rentrée à la maison, ou même depuis son bureau, elle regarde quotidiennement sur le site Internet du lycée le travail à effectuer pour le lendemain », raconte cette élève de seconde, qui voit dans cette attitude « un manque de confiance ».

« De la promesse de transparence au contrôle, il n’y a qu’un pas… Alors que les parents devraient s’appuyer sur le numérique pour motiver leurs enfants, leur apprendre à apprendre », déplore Thierry de Vulpillières, président d’EvidenceB, spécialiste du numérique éducatif.

Dans certains cas, les nouveaux outils ouvrent une fenêtre sur les apprentissages conduits en classe. Avec, là aussi, un revers à la médaille, que pointe l’inspecteur général de l’éducation nationale Georges Fotinos : « Le numérique risque de renforcer un phénomène qui va croissant, la surveillance des pratiques professionnelles des enseignants par des parents qui souvent occupent des positions sociales plus élevées qu’eux. »

Découvrir d’autres méthodes pédagogiques

Découvrir d’autres méthodes pédagogiques

La classe inversée, le serious game ou le hackathon sont aujourd’hui des pratiques qui suscitent un intérêt croissant. Voici notre sélection pour vous aider à diversifier vos pédagogies.

 

Classe inversée, serious game, hackathon. Ces pédagogies se diversifient et se répandent au sein des écoles et des établissements scolaires. Leur but : encourager la créativité et favoriser l’interactivité. Vous souhaitez, vous aussi, tirer profit d’autres pratiques pédagogiques ? Vous hésitez à vous lancer faute d’outils ? Réseau Canopé vous donne des clés pour vous emparer de ces sujets.

Classe inversée

Vecteur de motivation et d’attention des élèves, la classe inversée connaît depuis quelques années un engouement remarquable. Le principe : faire travailler les élèves en amont du cours via des capsules vidéo et des questionnaires pour laisser plus de temps à l’accompagnement et au travail collaboratif en classe. Comment travailler en classe inversée ? Quelles ressources utiliser ? Réseau Canopé vous propose de vous familiariser avec cette pédagogie, d’enrichir vos connaissances et de découvrir de nombreuses façons de la mettre en œuvre grâce à sa sélection de ressources.

Classes inversées. Enseigner et apprendre à l’endroit ! : cet ouvrage, illustré d’exemples, permet de comprendre le concept de classe inversée et apporte des éclairages pour exploiter ce dispositif d’apprentissage dans votre classe.

Serious game

Aujourd’hui, de nombreux enseignants utilisent des jeux à des fins pédagogiques. Le principe : faire entrer dans les salles de classe les serious games pour « introduire, consolider ou évaluer des savoirs et savoir-faire ». Comment apprend-on avec les serious games ? Quels jeux choisir ? Apprendre avec les serious games ? décrit les avantages et les inconvénients de leur utilisation dans le secteur éducatif. Il propose également une grille de lecture critique pour choisir un jeu pertinent au regard du but visé.

Hackathon

 

Travailler tous ensemble en un temps limité sur une même ressource

L’apprentissage se veut de plus en plus participatif et collaboratif. Les hackathons pédagogiques œuvrent dans ce sens. Le principe : travailler à plusieurs sur la production d’une même ressource en un temps limité. Que permettent-ils d’apprendre et avec quelle efficacité ? Comment organiser un hackathon dans sa classe ?

: organiser des défis pédagogiques est un outil complet et pratique permettant de mettre en place un hackathon au sein de votre classe et de l’adapter en fonction de vos objectifs.

Classes inversées. Enseigner et apprendre à l’endroit !,

Apprendre avec les serious games ?, Hackathons : organiser des défis pédagogiques : des ouvrages pour vous aider à diversifier vos pratiques pédagogiques.

L’un des principaux avantages de l’utilisation de ces pratiques est leur impact positif sur la motivation des élèves. Différents témoignages, relayés par l’Agence des usages, site du pôle recherche et développement de Réseau Canopé, le soulignent : elles permettent à la fois de dynamiser l’apprentissage et de favoriser le travail collaboratif.

Nous rappelons que notre centre de formation Amifor peut organiser une session dans votre établissement pour vous apprendre à monter de tels scenarii pédagogiques.

Contactez nous ! 0647699733
mail : amifor@33id.fr

 

 

 

 

 

JEUDI CE QUE JE VEUX : Le Père Noël je veux y croire

JEUDI CE QUE JE VEUX : Le Père Noël je veux y croire

Faut-il dire aux enfants que le Père Noël n’existe pas ? Pour moi la question est :  « Est-il nécessaire de ne pas y croire ? ».

Dans leur inconscient, comme dans le nôtre d’ailleurs, pour
la plupart tous savent, à part les très jeunes, que le Père Noël est un être imaginaire et
magique. Notre inconscient a-t-il réellement envie de se séparer de ce doux rêve qui nous
fait du bien. Cultiver la croyance du Père Noël nous permet de fantasmer sur un monde fait de magie où tout ce que nous rêvons d’être et de recevoir peut exister. Pendant quelques jours pour les petits comme pour les grands, la croyance en ce personnage barbu,légendaire, bon, gourmand, malicieux, aimant et tendre nous rend meilleurs.
A quoi servirait-il de rompre cette tradition internationale et trait d’union entre les peuples
et les religions. Ne serait ce pas en fait le seul point sur lequel tout le monde peut
s’accorder ? Et même si Notre Père Noël international a quelques « ADN commerciaux »,
faut-il pour autant s’en séparer ?


La seule bonne vérité à dire est que tous les Pères Noël que nous croisons en ville et dans les Grandes surfaces ne sont que de pâles imitations du « vrai » Père Noël dont jamais encore personne n’a trouvé la maison.
Ce Père Noël éternel qui donne à tous, et atténue pour un jour les peines et les souffrances, nous pouvons contribuer à le recevoir, le remercier et l’imiter. JOYEUX NOËL

À TOUS NOS LECTEURS ET A NOS ABONNES

Votre Rédac’Chef

Pédagogie inversée : Quand les maths nous font tourner la tête

Pédagogie inversée : Quand les maths nous font tourner la tête

À la Polyvalente des Quatre-Vents de Saint-Félicien, dans la classe de Mathématiques Sciences naturelles de Serge Boivin, les élèves de 4e secondaire vivent une expérience d’enseignement unique.

Hélène Gagnon

Cellulaire à la main et écouteurs dans les oreilles, les étudiants peuvent à tout moment écouter les vidéos réalisées par leur enseignant.

Leur enseignant Serge Boivin a décidé de faire le saut du côté de la pédagogie inversée, ou classe inversée.

Cette manière de fonctionner permet aux étudiants d’avoir accès aux notes de cours, de même qu’à des vidéos réalisées par M. Boivin, avant le cours.

«Les élèves voient donc la matière avant d’arriver le cours. Ainsi, ils peuvent immédiatement se mettre au travail en classe. Ils ont accès à leur cellulaire, alors ils peuvent réécouter les vidéos.»

Rôle

Cette technique change le rôle de l’enseignant. Ce dernier n’est plus l’unique transmetteur des connaissances, mais il agit plutôt comme un guide disponible, pour aider les étudiants qui en ont besoin.

«Je n’ai plus à faire d’exposés magistraux à toute la classe. Ainsi, un élève qui assimile immédiatement le contenu pourra prendre de l’avance dans ses travaux et pourra même aider les autres.»

«Si un élève saisi moins bien les concepts, après quelques écoutes, je suis disponible pour leur fournir des explications supplémentaires.»

Serge Boivin est toujours disponible pour accompagner ses étudiants, si une question survient.

La technologie

C’est via la plate-forme Moodle, que les étudiants accèdent à l’ensemble de la matière.

«Je fais des capsules depuis un peu plus d’un an, que je déposais sur ma chaîne YouTube. Il y a des mois où je recevais plus de 800 visites et des gens de partout dans la francophonie.»

Le concept de M. Boivin est bien simple. Grâce à la fonction caméra de son tableau interactif, ce dernier capte en directe son exposé et la diffuse sur le web.

«Parfois, j’arrive plus tôt le matin pour faire quelques vidéos. D’autres fois, je le fais directement en classe, avec les élèves.»

Responsabilités

Cette technique d’enseignement demande aux élèves de faire preuve de responsabilité.

Via la plate-forme Moodle, Serge Boivin a accès aux données de fréquentation des élèves. Il peut voir qui a consulté quoi et à quel moment.

«Ceux-ci ont plusieurs heures de devoir, par soir, en mathématique. Il faut donc qu’ils soient responsables, notre objectif est d’arriver tous ensemble à l’épreuve finale du ministère.»

Source : letoiledulac.com

Orientation et intelligences multiples

Orientation et intelligences multiples

1500 jeunes en quête d’une formation, d’un métier

Au lycée Jean-XXIII pour le 30e forum des Métiers et des Formations, c’est près de 1500 élèves des trois établissements partenaires – le lycée Jean-XXIII, les collèges Jean Yole et Saint-Nicolas (Tiffauges) – qui étaient conviés. Des écoles, des formations, des tables-rondes mais aussi et surtout des professionnels venus témoigner de leur quotidien, ce forum rassemblait un éventail assez large pour permettre aux collégiens et lycéens de bien s’orienter.

Plusieurs salles accueillaient différents professionnels, c’était l’occasion de découvrir ce métier qui fait rêver parfois plus les parents que les jeunes…L’armée, la gendarmerie, les pompiers attirent toujours autant, tout comme la styliste et la décoratrice d’intérieur toutes deux submergées de questions à l’inverse du plâtrier qui voudrait bien susciter des vocations tellement sa profession manque de bras.

Un atelier a été mis en place, celui des intelligences multiples qui a permis aux jeunes et à leurs parents de repérer les prédispositions à tel ou tel métier.

Dès l’ouverture, ils sont venus en nombre, le plus souvent accompagnés de leurs parents. Certains dont les projets sont très précis vont directement à l’essentiel pour découvrir telle ou telle école, voire un professionnel en particulier. Pour d’autres, c’est plus vague et le test des intelligences multiples se révèle un précieux atout pour aller ensuite s’informer auprès de ces métiers qui pourraient convenir à leur profil.

D’après Howard Gardner, nous avons tous différents types d’intelligences. Il y en aurait huit qui sont plus développés que d’autres.

La théorie des intelligences multiples s’appuie sur le traitement que fait le cerveau des informations (elle relève donc du cérébral et non pas du sensoriel). Pour Howard Gardner, on ne peut pas parler d’apprentissage visuel ou auditif (par exemple, nous entendons des sons que nous captons par nos sens, puis nous les analysons de manière linguistique en utilisant notre intelligence linguistique ou de manière musicale en utilisant notre intelligence musicale.) Ces intelligences multiples aident les jeunes à se connaître davantage et ils peuvent grâce à ça mieux cerner leur futur métier (selon les compétences qu’ils ont).

Le centre de formation AMIFOR organise des sessions de formation aux enseignants et aux entreprises qu’ils le souhaitent sur les Intelligences Multiples destinées à l’enseignement  (orientation) ou au monde de l’entreprise (recrutement).

Site : www.amifor.fr

 

Ergonomie : repenser la classe autrement

Bruno Vergnes est enseignant en français au collège Innovant Pierre Emmanuel de Pau. Il a participé au projet d’un nouvel espace d’apprentissage et de travail, en collaboration avec les élèves.

« L’idée, c’était d’impliquer les élèves dans la construction d’un nouvel espace de travail ».

En accueillant ses deux classes de 6ème en début d’année, il a tout de suite constaté un fort manque d’attention de la part de ses élèves et a donc décidé de réorganiser l’espace classe.

« J’ai fait le pari que l’espace pouvait être un vecteur pour reconquérir l’attention ».

Il s’est notamment inspiré de la méthode de travail des Savanturiers en suivant un de leur MOOC.
Comment questionner les élèves ? Comment les impliquer dans cette recherche-là.

Différencier l’espace de travail, un des axes de réflexion de Bruno Vergnes.

Comme il le décrit très bien, il y a, dans une classe, tous les profils : les élèves peu attentifs sont placés devant ; les élèves autonomes sont placés au fond de la classe et peuvent s’auto corriger en utilisant des outils numériques mis en place par leur enseignant (QR code etc).
Les élèves qui se situent entre les deux, sont positionnés en îlots, par quatre, « qui peuvent s’entraider ». Une fois que les élèves autonomes ont réalisé le travail, ils vont aller aider les plus en difficultés.

Enfin, la communauté a également créé un sas que Bruno Vergnes appelle « le coin lecture ».
Il permet d’isoler certains élèves énervés ou agressifs, d’aller se calmer dans ce sas pour un court moment.

« Faire en sorte d’offrir à cet élève-là, un sas de décompression mais petit à petit, le ramener dans les apprentissages qui sont prévus dans la séance », explique t-il.

« C’est aussi avoir une attitude un peu différente avec lui : aller lui parler calmement et se mettre à son niveau ».

Le « mange-debout » fonctionne aussi assez bien car il permet aux élèves qui ont du mal à se tenir assis pendant une durée prolongée, de pouvoir bouger un peu. Ces élèves « un peu plus toniques que les autres », pourrait-on dire sont aujourd’hui de moins en moins nombreux car, comme le souligne Bruno Vergnes, « cette salle a vraiment permis de reconquérir de l’attention ».

Suivre reportage vidéo réalisé dans le cadre des journées EIDOS 64 du 25 janvier 2017 sur LudoMag

Comprendre la pédagogie inversée

Comprendre la pédagogie inversée

Jeudi 23 novembre, AMIFOR a dispensé une formation « Comprendre la pédagogie inversée » à Trouville-sur-mer dans le collège et lycée Marie Joseph.

Trois groupes de 3 professeurs ayant des enseignements différents se sont constitués  :physique-chimie, français, histoire-géographie, philosophie et technologie. Ils ont envie de découvrir une pédagogie innovante qu’ils mettront ensuite en place dans leur propre classe allant de la 6ème à la terminale.

Qu’est-ce que la pédagogie inversée et les intelligences multiples ?

Le fonctionnement est le suivant : les élèves reçoivent des cours sous forme de ressources en ligne (en général des vidéos) qu’ils vont pouvoir regarder chez eux à la place des devoirs, et ce qui était auparavant fait à la maison est désormais fait en classe, d’où l’idée de classe “inversée”. En réalité, on va surtout profiter du temps libéré en classe pour organiser des activités, des projets de groupe et des échanges qui vont donner un vrai sens au contenu scolaire. Beaucoup de variantes sont possibles, mais la finalité est de passer d’un modèle centré sur le professeur à un modèle centré sur l’élève afin de répondre aux besoins individuels de chacun.

Cette pédagogie inversée va permettre aux élèves un meilleur apprentissage selon leurs capacités, les enseignants vont par la suite pouvoir constituer des groupes de travail selon les compétences de chacun (intelligence naturaliste, interpersonnelle, intrapersonnelle, visuelle, linguistique, mathématique ou encore musicale).

Charlotte Roussel, stagiaire pour l’agence 33id

Boîtiers de vote interactifs : Comment ça fonctionne ?

Boîtiers de vote interactifs : Comment ça fonctionne ?

QUIZZBOX : SOLUTION DE VOTE 

C’est tout d’abord au sein de la société de formation et de développement informatique Next Media, aujourd’hui société mère de QuizzBox Solutions, que le système de vote interactif QuizzBox est né. Pédagogie et informatique sont les maîtres mots ayant présidés à la création et au développement de QuizzBox, un outil d’évaluation et d’animation de formation, séminaires, réunions et assemblées. QuizzBox est parti d’un concept simple, le meilleur éditeur de questionnaires et de présentations, c’est PowerPoint. Tout le monde connaît et utilise PowerPoint, l’objectif étant de proposer un logiciel accessible à tous, que l’on soit novice ou confirmé en informatique.

MODE D’EMPLOI : 

Le boîtier de vote interactif est une solution de vote permettant aux participants d’une réunion ou d’un congrès de répondre à des questions en direct, grâce à des boîtiers de vote individuels. Souvent intégré dans un logiciel de présentation, les résultats peuvent être affichés instantanément sous forme graphique (histogramme, camembert etc.). Le vote interactif constitue un outil parfaitement adapté à l’éducation, à la formation professionnelle ainsi qu’aux opérations de marketing et de communication ou aux assemblées générales. Ces dispositifs peuvent être utilisés pour des réunions de toute taille de 10 à plus de 10 000 participants pour les systèmes les plus performants.

Une nouvelle génération de matériel permet également l’interaction avec les participants sous la forme de messages textuels ou la prise de parole à l’aide du boîtier.

QUIZZBOX EDUCATION : ECOLES PRIMAIRES, COLLÈGES ET LYCÉES

Les élèves manquent parfois de concentration ou n’osent pas participer en classe, les boitiers de vote QuizzBox permettent aux plus timides et distraits de se révéler et d’être actifs et acteurs de leurs apprentissages.

Grâce à cet outil ludique, les élèves réclament les quizz, et restent très concentrés durant les questions. La consolidation finale des résultats permet à la fois d’avoir une vision synthétique et rapide de l’état des acquis des élèves, tout en permettant une analyse plus fine du taux de réussite ou d’échec. On peut immédiatement réagir et revenir sur une notion mal acquise.

QUIZZBOX CAMPUS : UNIVERSITÉS ET ÉCOLES POST BAC

Transformez votre façon d’enseigner avec QuizzBox, la solution innovante au service de la pédagogie inversée.

Tous les étudiants connaissent cette tentation à la fac, piquer du nez pendant les cours ou simplement sécher, seul un élève sur deux passe directement en deuxième année. Alors pour lutter contre cet échec, QuizzBox devient une arme anti décrochage. Cette solution ludique permet de tester ses connaissances en direct dans les amphis, et les étudiants adorent ça.

Le but des boîtiers est de motiver les étudiants et de stimuler leur attention tout au long du cours. Ce qui est intéressant c’est de voir les étudiants partager leurs avis entre eux avant de donner la réponse, c’est-à-dire qu’ils vont confronter leurs expériences et leurs connaissances. Cela va les stimuler et l’apprentissage en est facilité. Avec les boîtiers le professeur peut également adapter son cours en fonction des difficultés rencontrées par les étudiants.

Source : Ludomag.com